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Marseillan (10km)

marseillan-port

Géographie

Marseillan est une ville du Languedoc, située à 13,3 km de Sète et à 6,5 km d’Agde. Elle appartient au canton d’Agde, à l’arrondissement de Béziers et fait partie des communes qui bordent l’étang de Thau. La ville compte 7 734 habitants à l’année, mais voit sa population largement augmenter durant la période estivale : elle est multipliée par dix et atteint 60 000 habitants durant cette période. Le territoire marseillanais est relativement plat.

Histoire

Il a été émis l’hypothèse que Marseillan aurait été fondée par les Phocéens aux alentours de 550 av. J.-C dans une zone d’abord habitée par des peuplades ligures ou ibères. La région fut ensuite occupée par les Volques Arécomiques (durant le iiie siècle av. J.-C. ?), puis par les Romains (probablement à partir de 121 av. J.-C.).

Vers la fin de l’Empire romain d’Occident, les Vandales ravagèrent la Narbonnaise (Ves.), et, lorsque sa désintégration fut complète, le territoire de Marseillan tomba sous la domination wisigothe. Les Sarrasins occupèrent à leur tour la Septimanie, réunie au royaume franc par Pépin le Bref en 761.

À l’époque féodale, Marseillan devint une seigneurie laïque qui passa plus tard (1187) sous la férule de l’évêque d’Agde, lui-même vassal du comte de Toulouse, puis, après la croisade contre les Albigeois, du roi de France. On sait d’ailleurs que sa population ne fut pas insensible au catharisme puisque « tous les hommes de Marseillan » furent excommuniés par le légat du pape Honorius III (1218). L’apparition du consulat marseillanais est de peu antérieure (1170).

Le XIVe siècle est marqué comme ailleurs par les épidémies de peste qui touchèrent la ville en 1348, 1361 et 1375. Si le catharisme avait eu un succès certain à Marseillan, elle resta néanmoins catholique durant les guerres de religion.

La ville put s’affranchir du pouvoir de l’évêque en 1563, et être désormais administrée par ses seuls consuls. La peste revint en 1572, 1628 et 1629. Le xviie siècle vit la reconstruction de l’église Saint-Jean-Baptiste et la création de confréries de pénitents bleus, blancs, noirs et gris. En 1683, le canal du Midi, qui débouche sur l’étang de Thau au voisinage de Marseillan, est ouvert à la navigation.

Les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, créée en janvier 1790 et baptisée « société des amis de la constitution et de l’égalité » ; après la chute de la monarchie, elle se choisit un nouveau nom, « société des sans-culotte ». Elle compte 256 membres en ventôse an II26. Une minorité contre-révolutionnaire crée en opposition la société antipatriotique en décembre 179226,27. Une fois les passions apaisées, un nouveau conseil municipal décida la destruction des fortifications (1802), puis le culte fut rétabli (en 1803, dans l’église Saint-Roch jusqu’en 1822). À la Restauration, une école de filles dirigée par les sœurs de Saint-Maur fut créée (1819), suivie au début de la Monarchie de Juillet par une école publique, avec une classe gratuite (1831).

En 1849, une nouvelle épidémie de choléra frappa Marseillan.

À la fin du siècle, ce fut le phylloxéra qui s’abattit sur la commune (février 1876) ; elle dut attendre 1881 pour reconstituer son vignoble, de nouveau fortement touché par la crise vinicole de 1907.

Comme toutes les communes de France, Marseillan paya son tribut lors de la Grande Guerre ; elle vit aussi l’installation d’un hôpital pour blessés, et l’un de ses enfants, le général Pierre Auguste Roques, commander la Ire armée française en 1915, et devenir ministre de la guerre en 1916.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands construisirent des casemates aux Onglous, dont les habitants furent évacués, et entreprirent le creusement d’un fossé anti-char entre l’étang de Thau et la mer Méditerranée, continué plus tard par la municipalité pour créer un canal navigable7.

L’après-guerre vit le développement de Marseillan-Plage.

Lieux et monuments

Monuments religieux

L’église Saint-Jean-Baptiste date du xviie siècle, mais est construite sur le site d’une église romane du xie siècle. Il reste aujourd’hui de cette dernière le chevet et ses demi-tours rondes aux toits coniques recouverts de tuiles romaines ainsi qu’une partie de soubassement en pierres de taille. La bâtiment a également conservé des restes d’ajouts gothiques du xiiie siècle : un chœur, une voûte d’ogives et l’abside. Pillée et incendiée, l’église reste fermée entre 1791 et 18227. Elle est dotée d’un clocher carré, terminé en 1839 après un retard occasionné par un manque de fonds (ceux destinés à la construction du clocher ayant été en partie utilisés en 1816 pour la réorganisation de la Garde nationale). Deux projets sont refusés en 1832 et 1834 (proposés par Saint-Owens, architecte de Pézenas ; il fit par la suite deux propositions moins onéreuses sans parvenir à convaincre le conseil municipal). C’est en août 1837 que la proposition de Geoffroy, ingénieur, est validée7. Son orgue, restauré en 1982, est classé monument historique.Il sera de nouveau restauré, du fait de l’humidité dans l’église.

Autres lieux et monuments

Le « marché couvert » : la place du marché fut couverte en 1310 d’un édifice en bois, et plus tard d’une charpente bordée en vénitienne qui fut entièrement refaite en 1984. Ses arches sont construits en pierres basaltiques noires d’Agde.

Le port de Marseillan, côté ville.

La ville abrite le théâtre Henri Maurin (construit de 1911 à 1920), un des derniers théâtres « à l’italienne » du département de l’Hérault, ainsi que, selon la tradition, la plus ancienne statue de Marianne de France, œuvre du sculpteur Taillefer, qui fut érigée en 1878.

Le port de Marseillan-Ville s’ouvre sur l’étang de Thau. Il héberge non seulement des barques de pêche traditionnelles mais aussi des bateaux de plaisance plus imposants (voiliers, catamarans, péniches…). Il dispose de 320 places à l’année114.

Le port de Marseillan-Plage, situé à l’embouchure du canal de Pisse-Saumes qui relie l’étang de Thau à la mer Méditerranée, allie activités mytilicoles et de plaisance. Il dispose de 170 places à l’année9.

Depuis le début de l’année 2007, le château d’eau est recouvert de 200 000 coquilles d’huîtres fournies par les restaurants de la région115. Il s’agit d’une œuvre d’art illustrant la mer réalisée par l’architecte et artiste gantois Marnix Verstraeten.

L’allée du général Roques, symbole de la prospérité du Marseillan du xixe siècle, fut inaugurée le 1er juillet 1893. Elle portait alors le nom d’Esplanade ou Promenade.

Voir le site de Marseillan et le site de l’office de tourisme.

Texte tiré de la biblithèque en ligne Wikipédia

Le camping la Pinède est situé à 10 km de Marseillan.